J'en ai tellement rêvé

Le message de Sylvie a été entendu puisque le public la rappelle sur les plateaux de télévision le 24 mars 2000. Désireuse de prendre sa revanche sur le succès obtenu par France 2 avec "Irrésistiblement... Sylvie", TF1 a commandé à la même équipe artistique un show d'une qualité comparable. Mais la difficulté pour la production consiste cette fois à se renouveler. Le thème de l'émission sera donc le rêve : "Qu'est-ce qui fait rêver les blondes ?" chante Sylvie en ouverture. Tout au long de la soirée, elle exaucera ses désirs : chanter "C'est fatal" à Louxor, interpréter un duo virtuel avec elle-même ("Il y a deux filles en moi")... Elle évoquera aussi les duos les plus prestigieux qu'elle ait faits (avec Brassens, Gainsbourg...) et ceux qu'elle aimerait faire. Ainsi la voit-on chanter pour la première fois avec Alain Souchon ("L'amour à la machine"), Patricia Kaas ("Une fille de l'Est"), et son fils David. Ce dernier a choisi "Seras-tu là ?", qui est sans doute le meilleur texte de Michel Berger. Le public est touché par l'émotion que la chanteuse contient si difficilement. Autre moment d'une grande intensité : "La tendresse" que Sylvie emprunte à Marie Laforêt avec son vieux complice Carlos. Un autre ami, Etienne Daho a répondu présent pour chanter avec elle un de ses tubes : "Comme un igloo". Une part plus importante est accordée à la danse avec "Le temps du swing" et "Livin' la vida loca", un titre latino de Ricky Martin. Et quand elle joue un extrait hilarant de la pièce "Ils s'aiment" avec Pierre Palmade, les téléspectateurs se mettent à rêver d'une Sylvie exploitant ses talents comiques sur scène ou à l'écran...

 L'ami des mauvais jours

Au printemps 2001, Sylvie entame le tournage de "Mausolée pour une garce", un téléfilm adapté du roman de Frédéric Dard. L'action se déroule en 1960, dans un midi de la France transposé au Portugal par le réalisateur Arnaud Sélignac. Ce dernier, fasciné par le personnage de Sylvie dans "L'Ange noir", a voulu qu'elle soit Agnès, une femme également fatale et manipulatrice. L'héroïne, mariée à un riche publicitaire (Jacques Weber), décide de faire assassiner son premier mari (Francis Huster) afin de toucher la prime d'assurance.

Le tournage est malheureusement interrompu par un tragique événement. Eddie, le frère de Sylvie, déjà souffrant depuis plusieurs mois, est tombé dans le coma et a été hospitalisé à Paris. Sylvie se rend à son chevet très rapidement mais une hémorragie cérébrale emporte Eddie le 19 juin. Le chagrin de Sylvie est tel qu'elle confie avec pudeur éprouver la sensation d'avoir perdu son jumeau. Il est vrai qu'Eddie représentait plus qu'un grand frère à ses yeux. Il l'avait épaulée lors de leur arrivée à Paris, aidée à débuter et encouragée tout au long de sa carrière. Eddie était non seulement un de ses compositeurs préférés -il lui a écrit plus d'une cinquantaine de chansons de "M'amuser" à "Les robes" en passant par "L'ami des mauvais jours" et "Aimer"- mais il fut également son chef d'orchestre, directeur artistique, producteur... Eddie était surtout un conseiller de tous les instants, en studio comme en coulisses, qui manquera cruellement à la chanteuse. Cette perte conforte Sylvie dans son envie de mettre la musique entre parenthèses pour se consacrer à sa vocation première : être actrice.

 Mausolée pour une garce 

Les obsèques d'Eddie se déroulent à Loconville dans la plus stricte intimité. Dès le lendemain et malgré son chagrin, Sylvie rejoint le plateau de tournage à Lisbonne. Toute l'équipe s'efforce de lui donner le courage d'achever le téléfilm. "Mausolée pour une garce" est sélectionné en septembre pour être présenté "hors-compétition" en ouverture du Festival de la fiction à Saint-Tropez. La diffusion en prime-time des deux parties un week-end de novembre vaut à Sylvie un nombre impressionnant d'articles dans la presse, fait relativement rare pour un téléfilm. "Le Nouvel Observateur" se montre particulièrement enthousiaste. Dans plusieurs interviews, Francis Huster déclare quant à lui que par son talent et son timbre de voix, Sylvie peut être comparée à Jeanne Moreau. Comme lors des derniers shows télévisés de Sylvie, chacune des deux soirées sera suivie par plus de 5 millions de téléspectateurs, plaçant "Mausolée pour une garce" dans les meilleurs taux d'audience du groupe Francetélévisions pour l'année 2001. 

Après la mort d’Eddie, Sylvie semble renoncer à la chanson. Les deux années qui suivent, elle s’isole et se consacre à l’éducation de Darina. A l’occasion des réaménagements de ses résidences parisienne et californienne, Sylvie retrouve des carnets qui la replongent dans son passé. Avec la perte de son frère et la conscience du temps qui passe, elle accepte finalement ce qu’elle avait jusque là refusé, malgré les invitations pressantes de son ami et éditeur Bernard Fixot : l’écriture de mémoires. "Si je chante" sorti en 1981 était un album souvenirs. "Entre l’ombre et la lumière" est une véritable confession qui évite toutefois le sensationnalisme racoleur ou le règlement de comptes (pas de name-dropping, hormis une évocation sincère de Johnny Hallyday). 

L’accueil du public est extraordinaire : près de 200.000 exemplaires vendus ! "Entre l’ombre et la lumière" reste n°1 des ventes dans la catégorie Essais pendant plusieurs semaines. Les raisons de ce succès sont multiples : si Sylvie est très connue des français depuis plus de 40 ans, elle ne s’est jamais encore véritablement livrée. Mais au delà de la curiosité, les lecteurs apprécient le portrait qui se dégage de ce livre : celui d’une femme fidèle à ses principes, droite et sincère. Ils se reconnaissent inévitablement dans une partie ce destin exceptionnellement dense : l’exil, le succès, les accidents, la solitude, le divorce ou l’adoption sont autant d’événements qui confèrent un caractère universel à cet ouvrage. 

A l’occasion de la promotion de son livre, Sylvie est reçue dans de nombreuses émissions de télévision, dont celles prestigieuses de Bernard Pivot, Paul Amar ou Philippe Labro qui ne dissimulent pas leur admiration. 

 Tout feu tout flamme 

Parallèlement à la préparation de ses mémoires et en prélude à son retour sur scène, Sylvie enregistre un album produit par un nouvel arrangeur surdoué, Paul Manners. Aux habitués Didier Barbelivien, Michel Mallory ou Eric Chemouny,  se joignent de nouveaux collaborateurs (Frédéric Botton, Kristine Lidon ou Frédéric Lô). 

Ce nouvel album est étonnamment varié, faisant alterner Dance ("Give me a Reason"), rythmes latino ("Je ne plaisante pas", "Plus rien n’est comme avant"), tango langoureux ("Les tangos argentins"), ritournelle italienne ("Tu sei dentro di me"), chansons à texte ("Rupture", "Invisible") et hymne écologique - "Au rythme du cœur" - qui n’est autre que l’adaptation d’un titre de son fils David. Sylvie considère avoir réalisé là l’un de ses meilleurs albums et choisit d’en interpréter la plupart des morceaux sur scène.

Pour son retour sur la scène du Palais des Congrès en septembre 2004,  Sylvie veut renouer avec le style de spectacle qui a longtemps été sa marque de fabrique et offrir ainsi aux petites Ilona, Emma et Darina, le souvenir d’un concert haut en couleurs. Jean-Luc Azoulay, qui a été un admirateur de Sylvie avant de devenir son secrétaire jusqu’en 1976, produit ce nouveau show que tous deux veulent résolument flamboyant. 

Le titre "Tout feu tout flamme" est donc une ouverture de circonstance. La mise en scène de Walter Painter, dense et danse, est jalonnée de magnifiques séquences photos et vidéos qui célèbrent la beauté incandescente de Sylvie. Accompagnée de danseurs, choristes et musiciens survoltés, évoluant dans des décors sophistiqués, couverte des strass de Karl Lagerfeld, la sexy-génaire "ne plaisante pas avec ces choses là" ! L’hommage aux yeux de Bette Davis fait l’objet d’une chorégraphie lascive dans une première partie très rythmée qui s’achève par un Medley comprenant notamment des titres de grands noms du Rock : "Rock N’ Roll Music" de Chuck Berry et "Noir c’est noir" dans l'adaptation de Johnny. 

Rock puis slow, le spectacle reprend avec une projection de photos axées sur l’enfance, la vie d’épouse et de mère de celle qui, dans l’ombre, chante "Ma plus belle année" (adaptation d’un standard de Sinatra, "It was a very good year"). Sylvie rend également hommage à son père, à ses petites filles et à sa fille (sans oublier de saluer la naissance du dernier né, Cameron, fruit du remariage de David avec Alexandra Pastor). La légèreté est également au rendez-vous ("Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes ?", "Garde-moi dans ta poche/Moi je danse" et "Irrésistiblement") ainsi que le rythme avec "Give me a Reason", subtil mélange break et disco. Avec toute la troupe qui forme une chorale se balançant en rythme - celui du cœur précisément - Sylvie rend hommage au "bon vieux temps du Rock N' Roll". A chaque représentation, les spectateurs se montrent plus qu'enthousiasmés, leur nombre total dépassera d'ailleurs les cinquante mille. Lors des rappels, elle fait un clin d’œil à ses débuts dans cette même salle, 30 ans plus tôt, en reprenant "Toute ma vie", véritable hymne à l’amour qu’elle porte à la scène et à son public. 

 Les robes

Fait sans précédent pour une chanteuse, le Musée de la mode célèbre l’élégance de Sylvie dans le cadre d’une prestigieuse "Revue de mode", en exposant au Palais Galliera les tenues de scène et de ville de la célébrité la plus représentative de la mode de son époque. 

Les admirateurs qui se pressent à l’exposition ont ainsi le plaisir de retrouver de près les tenues créées pour elle par les plus grands couturiers : Réal, YSL, Michel Fresnay, Bob Mackie, Gianfranco Ferré pour Dior et Jean-Paul Gaultier. On s’aperçoit à cette occasion que Sylvie n’était pas seulement à la mode, mais qu’elle y a fortement contribué, avant d’incarner le glamour et l’élégance à l’instar d’une Dietrich. 

 Au rythme du coeur 

En mars 2005, lors d'une soirée organisée pour elle au Ministère de la Santé, Sylvie est faite Ambassadrice de coeur de l'Organisation Mondiale de la Santé. Cet événement exceptionnel vient saluer les actions entreprises depuis quinze ans par l'Association de la chanteuse en faveur des enfants démunis de Bulgarie.
Quelques jours après, un concert inattendu à Cannes permet à Sylvie et à sa troupe de retrouver leur spectacle avant de partir le présenter à Tokyo, devant un public toujours aussi fidèle.
A son retour, France 2 donne de nouveau carte blanche à la chanteuse qui présente elle-même son nouveau show TV déguisée comme au temps des Carpentier. C'est en groom qu'elle accueille successivement ses invités dans l'ascenseur d'un grand magasin. Les titres et les invités sont totalement différents des fois précédentes. D'où des duos avec les français Francis Cabrel ("Mr John B."), Arielle Dombasle ("La drôle de fin"), Laurent Gerra ("J'ai un problème"), Liane Foly ("Bye bye Leroy Brown"), les canadiens Isabelle Boulay ("Par amour par pitié") et Roch Voisine ("On s'est tant aimé") et l'américaine Bonnie Tyler ("It's a Heartache/Si tout s'arrête").
La jeune génération reprend aussi ses titres : son fils David mais aussi Jenifer, Lorie, Chimène Badi, Lara Fabian et les Miss France... L'humour est présent avec les interventions de son agent Dominique Besnehard et des jumelles Youpie et Toc venues faire un ultime clin d'œil aux Carpentier. L'émotion est grande quand Sylvie chante un duo virtuel avec sa fille Darina en reprenant avec elle la chanson d'Eddie Constantine ("La mère et l'enfant")...

 De l'ombre à la lumière

Fin 2005, Sylvie doit annuler ses projets afin de retourner à LA auprès de sa mère, Néné, dont la santé s' est dégradée. Sylvie  sortira de son silence afin de mobiliser l'opinion et les médias en vue de la libération des infirmières bulgares. Son appel sera entendu 18 mois plus tard.

Au Printemps 2007, Sylvie se voit proposer d'enregistrer un album de reprises des années 60 par sa maison de disques. Ce projet, simple et léger, lui apporte une parenthèse salutaire pour son moral. C'est ainsi qu'est enregistré "Nouvelle Vague", un album où Sylvie chante Richard Anthony bien sûr, mais aussi Françoise Hardy ("Le temps de l'amour"), Jacques Dutronc ("Il est 5 heures, Paris s'éveille"),  mais aussi les Stones ("Ruby Tueday") ou les Beatles ("Drive my car") sous la houlette de l'arrangeur Phil Shenale.

A l'automne sort "Dans la lumière" une autobiographie de ses spectacles rédigée avec la collaboration de Eric & Christian Cazalot. Le livre est dédié à Néné, disparue deux mois auparavant.

Surfant sur une Nouvelle Vague salvatrice, Sylvie remonte en février 2008 sur la scène du Palais des Congrès transformée pour l'occasion en un monumental Juke-Box imaginé par Yves Pirès.  La formule est nouvelle puisqu'il s'agit non pas d'un spectacle avec danseurs mais d'un concert  axé sur les sixties, mis en scène pour la première fois par Tony Scotti. Pour la première partie, Sylvie a commandé à Mine Barral-Vergès un costume glitter façon Presley période Vegas. A côté des reprises de son dernier album, Sylvie reprend ses incontournables "Donne-moi ton amour" (en ouverture), "Irrésistiblement", "Moi je pense encore à toi", "Quand tu es là", "Te voici"... des titres rarement interpétés sur scène ("Chance", "Mr John B.", "I don't the night to end") et 2'35 de bonheur en hommage à son complice Carlos décédé quelques jours plus tôt.

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Dans une robe bleue étoilée que n'aurait pas reniée YSL, Sylvie est plus encline à l'autodérision qu'à la mélancolie en reprenant, en début de deuxième partie, des titres aussi légers que "Sha la la", "Shang shang a Lang", "Yaya Twist" et "Da dou ron ron". Ambiance piano-bar avec "Les yeux ouverts", avant de livrer une version  slam de "La plus belle pour aller danser" et une inteprétation très réussie de "Suzanne" accompagnée de son nouvel arrangeur, Jannick Top. Puis le concert se poursuit en rythme  avec "Drive my car". Sylvie invite ensuite le public à choisir les chansons qu'il souhaite entendre renouvelant ainsi chaque soir son tour de chant. Un "Souvenirs souvenirs" très gospel clôt ce concert.

Sylvie emmène ce tour de chant très musical en Belgique, en Suisse et au Japon, avant de revenir le présenter une dernière fois au printemps au Palais des Congrès pour une représentation exceptionnelle. A cette occasion, Sylvie invite David à monter sur scène chanter avec elle "Par amour par pitié". En deuxième partie, Jean-JacquesDebout vient évoquer les souvenirs à travers un florilège des succès qu'il a composés pour elle.

 Irrésistiblement

Sylvie Vartan représente plus que LA chanteuse des années 60 et 70. Avec le recul, on semble prendre conscience qu'elle fut un véritable phénomène de société dans les années 60 et un modèle de professionnalisme par la suite. Elle apparaît aujourd'hui comme une femme de coeur qui a tout réussi. Les critiques ont fait place au respect croissant qu'imposent tant la singularité de sa voix et sa formidable présence sur scène que la constance de sa carrière. En somme, Sylvie fait dorénavant figure de chanteuse-culte. 

Première interprète féminine de rock dans l'histoire de la variété française, chanteuse la plus collectionnée en France, recordwoman du nombre de scènes et de tournées sur 40 ans de carrière, elle n'usurpe pas ces titres. 

Depuis quelques années, Sylvie est célébrée tous azimuts : sa carrière est passée au crible par une dizaine de livres adoptant chaque fois un point de vue différent : articles de presse, abécédaire, biographie non-autorisée, témoignages de fans, catalogue de ses robes, dictionnaire de ses chansons, biographie de ses spectacles, éphéméride… 

Son répertoire fait régulièrement l’objet de compilations agrémentées d'inédits qui se vendent comme des petits pains :  intégrale studio   en 1995,  double compilation et  intégrale Live en 2004,  Long-Box (en 1999 et en 2002),  coffrets en 2007... Ces sorties en France mais aussi au Japon, en Espagne ou en Italie, attestent de la popularité et de la pérennité de son répertoire. Au pays du soleil levant, Sylvie réalise ainsi la plus grosse vente étrangère de l’année 2001, avec la compilation "Irrésistiblement" qui s’écoule à plus d’un million d’exemplaires. Sylvie ne fait d’ailleurs plus le compte des albums qu'elle a enregistrés, des disques qu'elle a vendus (30 millions !), ou des salles qu'elle a remplies partout dans le monde. Ni des décorations : Arts et Lettres, ordre du Mérite, Légion d’Honneur… 

 Qu'est-ce qui fait durer les blondes ?

Certains ont expliqué la longévité artistique de Sylvie par ses atouts physiques : sa beauté, ses yeux de biche, sa moue boudeuse et ses accroche-coeurs blonds que tant d'adolescentes ont copiés sans oublier, ensuite, ses superbes jambes dévoilées par ses minijupes ou ses robes fendues ! "Les teenagers préfèrent les blondes" déclarait à son sujet "Juke Box magazine". Mais cela ne peut constituer une démonstration sérieuse... 

D'autres ont lié sa popularité aux formidables supports dont elle a rapidement bénéficié : l'émission et le journal "SLC" de Daniel Filipacchi, l'Olympia où son grand supporter Bruno Coquatrix l'a si souvent et généreusement accueillie, et surtout le couple qu'elle a formé quinze ans durant avec Johnny Hallyday. Concernant Johnny, s'il est vrai que Sylvie n'a jamais été autant exposée que lorsqu'elle lui restait associée, il serait particulièrement réducteur et misogyne de ne lui accorder que la retombée du succès de son ex-mari... 

D'autres enfin -y compris Johnny lui-même- ont fait valoir le travail dont elle est capable pour chaque concert, show télévisé ou disque qu'elle entreprend, la comparant à cet égard à Claude François. Sylvie -qui a toujours eu l'honnêteté de reconnaître que ses progrès découlaient du travail qu'elle fournit- s'agace souvent de ce que l'on semble insinuer qu'elle pallie un manque de facilités par un labeur acharné. Car c'est désormais une évidence, le succès de Sylvie Vartan ne trouve tout simplement qu'une véritable explication : le talent.

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