

On se réjouit de vous revoir sur la scène du Palais des Congrès.
Ah mais moi aussi !
Pourquoi pas le Palais des Sports ?
Tout simplement parce qu'il était pris. Et j'aime bien le Palais des Congrès, j'y ai de bons souvenirs. D'ailleurs, la dernière fois que j'y suis retournée pour poser pour l'album qu'ils vont sortir sur les trente ans de cette salle, j'ai eu l'impression de ne l'avoir jamais quittée. Elle a pourtant changé mais en beaucoup mieux. D'abord tous les sièges sont rouges et non plus beiges et les murs sont noirs. Ça ressemble plus à une salle de spectacle maintenant. Mais la scène n'a pas changé. Je suis vraiment très heureuse d'y retourner.
Les locations ont commencé très fort m'a-t-on dit à la billetterie. Je suis en contact permanent avec eux, ils ont eu 500 réservations en une journée grâce au site !
Ah oui ? Je devrais vous prendre comme manager (rires).
J'en suis très contente.
J'imagine que votre prochain spectacle sera très coloré.
Je ne sais pas trop. Evidemment la scène même appelle un spectacle adapté à l'immensité de cet endroit.
Vous aviez parlé de remonter vos plus beaux ballets.
Je ne sais pas encore. C'est un grand mystère pour l'instant.
Même pas dans le cadre d'un medley comme vous l'aviez fait avec les chansons du siècle ?
Oui mais c'est difficile, ce sont des chorégraphes différents, il faut des changements de costumes… J'ai toujours cette envie mais c'est tout ou rien ! Je n'ai pas vraiment commencé à travailler sur le projet, la priorité étant mon album. Et comme il me fournit un nouveau matériel, j'aurai peut-être envie de l'explorer sur scène…
Qui sera le chorégraphe ?
Walter Painter. C'est quelqu'un qui a une grande culture musicale, qui a une formation classique, qui a souvent travaillé avec moi, et qui a de bonnes idées. Walter est toujours contemporain et en activité, à regarder sans cesse ce qui se passe, ce qui se fait.
Combien y aura-t-il de danseurs ?
8 !
La surprise vient du choix du producteur puisqu'il s'agit de Jean-Luc Azoulay.
Oui la boucle est bouclée ! La prochaine fois, ce sera Stéphane Caron mais il ne le sait pas encore (rires). J'ai encore quelques possibilités de rechange comme ça : il restera ensuite Camilio Daccache puis Didier Terron (elle rit encore)…
Pourquoi n'est-ce plus Gilbert Coullier ?
Car c'est Jean-Luc Azoulay (silence). Universal coproduira aussi le spectacle. Il y aura donc Pascal Nègre et Jean-Luc Azoulay.
Comment ça s'est trouvé ?
Victor Bosch, le producteur du spectacle "Le Petit Prince" avait été pressenti. J'avais eu un très bon contact avec lui. J'avais beaucoup aimé la mise en scène du Petit Prince que je trouvais joliment monté, avec beaucoup de goût. Mais il y a eu des problèmes liés aux droits de ce spectacle et il n'a pas pu assurer la continuité de nos engagements.
Heureusement ça s'est passé relativement en amont et pas au dernier moment. C'est alors que Dominique Besnehard a pensé à Jean-Luc. C'était une bonne idée car Jean-Luc est quelqu'un de très enthousiaste qui m'aime depuis toujours, et ça c'est très important. C'est quelqu'un que j'apprécie et je suis très fière de sa réussite. C'est formidable de revenir en arrière. On s'est dit qu'on avait rajeuni de 30 ans ! (rires)
Ce spectacle, vous allez devoir en assurer la promotion…
Oh la la oui ! (rires)
L'affiche est-elle prête ?
Non, on va la faire au mois de décembre à New-York.
A ce propos, je dois vous dire que j'avais très envie d'utiliser l'actuelle page d'accueil de votre site. J'admire beaucoup le travail de votre graphiste Jean-Jacques, qui fait preuve de beaucoup de créativité et de talent. Il trouve chaque mois une idée différente et cette fois, il s'est vraiment surpassé ! C'est à mon goût, le plus beau visuel qu'il ait réalisé. Mais comme il s'est inspiré d'une oeuvre de Pascalini (pseudonyme de mon ami le cinéaste Charles Matton), j'ai pris mes renseignements et nous aurions certainement rencontré, une fois encore, des problèmes de droits insolubles.
Vous me disiez lors de notre première interview que vous n'aimiez pas faire des photos, des interviews, que vous vous contenteriez volontiers d'une conférence de presse…
Oh je devais être un peu remontée (rires). Là je suis plus reposée et j'ai un autre point de vue. Oui je vais commencer à faire ça au mois de décembre.
Avez-vous des projets de spéciales à la télévision ?
Il y aura certainement un portrait sur France 3, sur le modèle de ce que j'ai vu sur Julien Clerc récemment.
Vous aviez vu la soirée spéciale sur Canal Jimmy animée par Camilio Daccache ?
Avec Danielle Gilbert ? Oui (elle rit). Je plaisante mais ce fut une grande joie de revoir "Dancing Star" qui est sans conteste la plus aboutie de toutes les comédies musicales qu'ont pu produire pour moi les Carpentier.
Comment réagit Darina quand elle voit ce genre de documents ?
Comme je suis en train de les revisionner pour éclairer ma mémoire, il lui arrive de passer dans la pièce et ça l'amuse, surtout quand elle me voit déguisée en petite fille modèle, en pâtissier ou en cigale…
Qui fera les costumes du Palais des Congrès ?
J'ai une idée de la personne avec qui je vais travailler mais comme il s'agit de quelqu'un de très occupé je ne peux pas encore dire son nom tant que je n'ai pas son accord définitif. J'aimerais vraiment que ça aboutisse car c'est quelqu'un qui a beaucoup de talent.
En parlant de costumes, on sait aussi que vous allez faire une exposition sur vos robes au Musée Galliera… Avez-vous vu l'expo Dietrich ?
Oui. Les robes n'étaient pas assez mises en valeur mais ça n'est pas de la faute du Musée car c'est une exposition itinérante et ils les ont reçues telles quelles de Berlin.
J'ai trouvé aussi qu'il n'y avait pas assez de lumière mais cela pose des problèmes de conservation… Je suis en contact avec deux personnes formidables et très enthousiastes qui s'occupent de tout… Il y a pour l'instant 120 costumes, ce qui est énorme, si bien qu'il va falloir faire une sélection. Je les ai gardés intacts, pas sous des housses mais dans des boîtes à plat.
Quel est le premier nom qui vous vient à l'esprit parmi les couturiers avec lesquels vous avez collaboré ?
Sans hésiter, Yves Saint-Laurent ! Pour le savoir-faire et ça correspondait aussi à une certaine époque.
Au fil des années, on a vu de merveilleux artisans disparaître. L'exposition sera aussi une façon de leur rendre hommage.
Il y en a toujours - les ateliers Lesage par exemple - mais c'était plus courant à l'époque. Les robes perlées de Saint-Laurent représentaient un énorme travail. A cause de mes chorégraphies, je perdais des perles par cascades (rires).
Et comment avez-vous eu l'idée de travailler avec Bob Mackie (sa robe Gardénia est ma préférée) ?
Ça s'est fait naturellement quand j'étais aux Etats-Unis, par l'intermédiaire de Walter Painter je crois…. Ils avaient le même agent.
On parlé d'un projet de film intitulé "L'étreinte"...
Vous êtes bien renseigné car c'était censé rester secret ! (rires) Il y avait des remaniements à faire - Dominique Besnehard trouvait le texte trop conventionnel - et on a un peu mis le projet en stand-by compte tenu de mon agenda… Le projet n'est pas abandonné mais le cinéma prend toujours beaucoup de temps.
Quel bilan tirez-vous des 12 années de fonctionnement de votre association pour la Bulgarie ?
L'association progresse chaque année. Nous sommes arrivés à de bons résultats eu égard au nombre d'adhérents qui sont toujours très fidèles et motivés.
Cela montre que les élans de solidarité parviennent à réaliser certaines choses. Ne serait-ce que sauver une seule vie, c'est une victoire. Alors on continue avec le même enthousiasme et les progrès sont très encourageants.
J'entreprends aussi des démarches aux Etats-Unis où les gens sont également très motivés quand on leur expose les problèmes liés à l'enfance défavorisée.
Je sais que sur votre forum, certains déplorent que l'association reste petite mais d'une part je veux tout contrôler - ce qui serait impossible si on était des milliers - et d'autre part les adhérents et les membres du bureau sont des bénévoles. Ils ont tous un autre métier et peu de temps libre à consacrer à l'association. Une grosse association nécessite aussi un plus gros budget de fonctionnement, or je veux que l'argent profite uniquement à la Bulgarie.
Au moment de l'exposition de mes robes de scène, je ferai certainement une vente aux enchères de quelques-uns des costumes, dont les bénéfices iront directement à l'association.
Merci beaucoup pour ce petit tour d'horizon de votre actualité.
Merci à vous Laurent. Je vous avais proposé il y a deux ans que votre site soit déclaré "site officiel" mais, par modestie je suppose, vous aviez décliné mon offre. Je vous suggère de le faire maintenant puisque, dans mon esprit, c'est une chose acquise depuis longtemps. Tout d'abord vous bénéficiez de l'antériorité et le site est si complet ! Il aborde tous les aspects de ma carrière, et donc de ma vie publique, avec beaucoup de tact et d'exactitude. Ceci d'autant plus que depuis quelques années, mon ami Stéphane vérifie à ma demande et valide toutes les informations, avec la minutie que je lui connais (rires). J'ai aussi un très bon contact avec vous et je mesure tout à fait la quantité de travail que vous effectuez… depuis 8 ans je crois ? Vous voilà donc "webmaster de mon site officiel ", je vous le dis… tout net ! (rires).
Je tiens quand-même à préciser que les personnes qui ont construit d'autres sites spécialisés sur la presse ou sur ma carrière scénique, ne doivent pas en prendre ombrage. Chacun a sa spécificité et sa place à vos côtés bien évidemment !
Mais le site officiel doit à mon sens rester la référence, ne laissant place à aucun doute pour pouvoir être consulté en toute confiance par quiconque, que ce soit par intérêt personnel ou à des fins professionnelles.
Merci encore.
Accueil/ Agenda/ Annonces/ Bibliographie/ Bio/ Clips/ Concerts/ Contactez-nous/ Discographie/ DVD/ Films/ Forum/
Interviews/ Livre d'or/ Mailing-list/ Mode/ News/ Paroles/ Photos / Plan du site/ Pubs/ Sorties récentes/ TV-graphie